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Actualités

Éditorial

Bonjour à toutes et tous,

Le samedi 26 juin prochain aura lieu la Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans (LGBT) de Paris. Le rendez-vous est donné à 13h00, place Denfert-Rochereau pour le grand public et la manifestation partira à14h00 pour rejoindre la place de la Bastille. Il est indispensable que tout-e-s les militant-e-s d'HES soient présent-e-s à cet événement majeur du calendrier associatif LGBT.

HES disposera, comme chaque année, d'un char sonorisé. Cette année, et pour la première fois depuis que nous participons à la Marche, le PS se joint à HES, au MJS et à la Fédération PS de Paris pour assurer une forte visibilité socialiste sur la Marche. Notre char sera donc agrémenté des ballons géants gonflables du PS et du MJS. Nous disposerons également des banderoles du PS et du MJS et chaque militant-e pourra porter des drapeaux du PS et du MJS. De plus, un tract en couleurs, édité à 20 000 exemplaires, nous permettra de communiquer sur les engagements du PS et les propositions d'HES. La fédération de Paris et le MJS seront représentés en force sur notre char commun. HES ne doit pas faire pâle figure, le nombre de bénévoles n'est pas suffisant pour assurer une présence minimum pour le moment et nous devons toutes et tous être présent-e-s ce samedi. Nous comptons sur la responsabilité de chacun-e et sur son engagement.

Par ailleurs, je vous donne un calendrier non-exhaustif des différentes manifestations qui auront lieu autour de la Marche :

Samedi 19 juin : Colloque de la Fédération de Paris sur le thème "Les Familles" à l'Assemblée Nationale de 13h00 à 17h00 (réservation au 01 42 80 64 40 ou par mail : caroline@ps-paris.org)

Lundi 21 juin : François Hollande reçoit l'Interassociative LGBT

Mardi 22 juin : Marie-Pierre de la Gontrie, adjointe au Maire de Paris chargée du monde associatif, reçoit à 18h30 les associations LGBT en la Mairie de Paris

Mercredi 23 juin : Rencontre de la Maison des Enseignants à 14h30 au Lycée Saint-Louis, 44 boulevard Saint-Michel 75005 Paris

Mercredi 23 juin : Réunion des bénévoles de l'Interassociative LGBT à 18h30 à la Mairie du 19e arrondissement.

Jeudi 24 juin : Colloque de l'association "A Gauche, En Europe" sur les questions LGBT à 18h30 à l'espace des Blancs-Manteaux, Paris 4e

Samedi 26 juin : Marche des Fiertés LGBT, rendez-vous à 10h00, vers le 84, boulevard Blanqui, métro Glacière ou Corvisart, pour la mise en place du char d'HES.

Nous ne prévoyons pas de repas pour le 26 juin au soir, préférant laisser la liberté à chacun-e d'organiser sa soirée. Toutefois, nous pourrons nous retrouver le mercredi 7 juillet au Petit Keller.

Enfin, je vous joins deux documents : le dernier communiqué de presse du PS suite aux éternelles promesses de Raffarin sur la loi pénalisant les propos discriminatoires et la plate-forme sur l'éducation de l'Interassociatve LGBT. Vous pouvez également retrouver le tract de la Marche 2004 (au format PDF).

Comptant sur votre présence militante pour la Marche du 26 juin, je vous adresse mes plus vives amitiés associatives et socialistes,

Alexandre CARELLE
Président d'HES

Communiqué de presse du 9 juin 2004

Communiqué

d’Adeline HAZAN, Secrétaire nationale aux Droits de l’Homme et aux Libertés

et François VAUGLIN, Délégué aux questions liées à l’homosexualité et à la transexualité

 

Contre l'homophobie, assez de promesses, des actes !

 

L'homophobie en France est la cause de nombreuses souffrances. À l'heure où notre pays débat de nouveaux droits pour les personnes lesbiennes, gays, bi et transsexuelles (LGBT), il n'est pas tolérable de refuser plus longtemps de condamner les propos de haine proférés à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre. Une loi contre ces propos doit être votée sans délai, et une véritable politique de prévention des comportements homophobes et d'éducation doit être installée à l'école comme dans l'ensemble de la société.

Pourtant, rien n'a été fait par ce gouvernement pour améliorer les droits des personnes LGBT ou leur protection, malgré une gesticulation visant à masquer sa volonté de ne pas faire : groupes de travail, rendez-vous médiatisés avec les associations, débats sans vote, nouveaux groupes de travail, rapports, arbitrages, annonces, promesses... Toute la panoplie aura été mobilisée pour finalement esquiver, tant sur la haute autorité promise, mal définie et sans réels moyens, que sur la loi contre les propos homophobes.

Sans même s'engager sur une date de vote, le gouvernement propose un texte gravement incomplet : l'identité de genre, le handicap et l'état de santé ne sont pas couverts par le texte, le sexisme ne l'est que partiellement, les associations n’ont pas accès au droit de réponse dans les publications.

Ainsi se trouve confirmée l'opposition de fond de ce gouvernement à voir l'ensemble des propos discriminatoires pénalisés de la même façon, créant ainsi une discrimination là où l'on veut la combattre. Le rejet par le gouvernement et les députés de droite de la proposition de loi BLOCHE pénalisant les propos homophobes, débattue dans le cadre de l’ordre du jour réservé au Parti socialiste le 27 novembre 2003, prend désormais une nouvelle dimension. Les socialistes, avec l'ensemble de la gauche, sont clairement pour cette loi, tandis que la droite joue un double jeu en laissant croire qu’elle y est favorable quand les faits démontrent qu'elle est globalement contre.

Le Parti socialiste réaffirme à nouveau que la lutte contre l'homophobie est une urgence absolue qui touche à la dignité humaine dans notre pays. Il appelle à dépasser les déclarations d’intention hypocrites et à voter sans retard une véritable loi pour prévenir et sanctionner les comportements homophobes.

Plateforme « Éducation : des actes ! » de l'Inter-LGBT

Du fait de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée, d’un comportement différent du modèle considéré comme « traditionnel » associé à leur genre, de nombreux jeunes se sentent rejetés, et/ou subissent incompréhension, rejet ou brimades. Le plus souvent par ignorance, les jeunes eux-mêmes reproduisent des schémas de pensée, tiennent des propos, ou adoptent des comportements homophobes, lesbophobes et/ou transphobes. Ce climat, où l’homosexualité et le transgénérisme sont l’objet de dérision ou de violence, conduit de nombreux jeunes gais, lesbiennes, trans ou plus souvent en questionnement quant à leur orientation sexuelle ou leur identité de genre à s’autodévaloriser et à adopter des comportements à risques. Ainsi plusieurs études soulignent la prévalence des tentatives de suicide chez ces jeunes.

Le système éducatif dans son ensemble joue un rôle essentiel dans la formation de l’individu, et en particulier au moment de la construction de l’identité des adolescents. Les discriminations racistes, antisémites ou xénophobes sont déjà prises en compte dans la formation des personnels éducatifs ainsi que dans les programmes et les manuels scolaires, même si ce combat reste toujours à poursuivre plus efficacement encore. Concernant les discriminations envers les personnes LGBT (Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans), les rares circulaires produites par le ministère de l’Éducation nationale ne se traduisent pas en actions concrètes sur le terrain, du fait de l’absence de pilotage. Bien au contraire, la plupart des collèges et des lycées restent fermés sur ces questions et continuent de promouvoir un modèle social à la fois partriarcal et hétérocentré. Les programmes scolaires, de la littérature à la biologie, ignorent très souvent l’homosexualité ou les questions liées à l’identité de genre. Cette dénégation a pour conséquence l’absence de modèle ou de référent positif offert aux jeunes pour construire leur identité. En éducation physique et sportive, les stéréotypes de genre peuvent être renforcés du fait que certaines activités sont parfois encore réservées seulement aux garçons, ou seulement aux filles. L’éducation à la sexualité et à la vie, mis à part le nombre dérisoire d’heures qui lui est alloué, n’aborde l’homosexualité que de manière très succincte, en rappelant au respect de la sexualité de chacun, qui est du domaine de l’intimité, et en précisant que la sexualité est de l’ordre du ressenti.

Ensemble, dans un esprit laïque et républicain, nous souhaitons construire une société respectueuse de la diversité, et cela passe par l’éducation, de l’école à l’université. Nous demandons :

  •   qu’une réforme des programmes et des manuels scolaires soit menée afin que :
    • l’orientation sexuelle ou l’identité de genre cessent d’être un tabou ou un objet de dérision ;
    • l’école cesse de véhiculer des clichés sexistes et d’assignation de genre qui renforcent l’idée que certaines activités, emplois, jeux ou rôles sociaux seraient réservés à un seul sexe ;
    • la persécution et la déportation des homosexuels lors de la seconde guerre mondiale soient étudiées lors des cours d’histoire ;
    • l’éducation physique et sportive soit un lieu d’épanouissement pour les jeunes en veillant à ce que les activités proposées ne renforcent pas les stéréotypes de genre ;
    • les étudiants et les élèves soient impliqué-e-s dans la lutte contre toutes les discriminations ;  
  • que l’éducation à la sexualité soit vraiment dispensée à tous les niveaux de la scolarité comme l’impose la loi, et aborde enfin leS sexualitéS et les identitéS dans leur diversité, et ne se limite pas à la nécessaire éducation à la contraception et à la prévention des IST (infections sexuellement transmissibles) ;
  • que les établissements scolaires et les associations sportives et d’éducation populaire inscrivent dans leurs règlements le refus des discriminations sexistes, homophobes, lesbophobes et transphobes, et que les adultes soient formés pour intervenir lorsqu’ils sont témoins d’une discrimination ;
  • que les règlements intérieurs des résidences universitaires traitent à égalité les couples quelle que soit leur orientation sexuelle ;
  • que la formation initiale et continue des enseignants et des éducateurs prévoit des modules d’information sur toutes les discriminations ;
  • que les infirmier-e-s, médecins et personnels sociaux soient formé-e-s à répondre à des demandes spécifiques de jeunes LGBT ou en questionnement, et sachent les réorienter vers des associations le cas échéant ;
  • que soient examinées les demandes d’agrément déposées auprès des rectorats ou du ministère par les associations LGBT qui ont une réflexion et une expérience en milieu scolaire, afin qu’elles puissent intervenir comme partenaires au sein des établissements scolaires ;
  • que les associations étudiantes LGBT bénéficient des mêmes conditions que les autres en matière de locaux ou de subventions ;
  • que le soutien aux soirées étudiantes soit conditionné au refus de toute pratique hétérocentrée et sexiste des organisateurs (tarification différente pour les hommes et les femmes, strip-tease, utilisation systématique du corps des femmes sur les affiches...) ;
  • que soient affichés dans tous les établissements scolaires les numéros des lignes d’écoute à destination des jeunes en questionnement sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre ;
  • que l’on réfléchisse à l’intégration par la « Semaine d’éducation contre le racisme » de l’ensemble des discriminations pour devenir la « Semaine d’éducation contre les discriminations ».

Premiers signataires

Inter-LGBT (Interassociative Lesbienne, Gaie, Bi et Trans) UNSA Éducation (Union Nationale des Syndicats Autonomes), Sgen-CFDT (Fédération des syndicats généraux de l’Éducation nationale et de la Recherche publique), FSU (Fédération Syndicale Unitaire), FERC-CGT (Fédération CGT de l'éducation, de la recherche et de la culture), LMDE (La Mutuelle Des Étudiants), FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne), UNL (Union Nationale Lycéenne), UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) Fédération nationale Léo-Lagrange, Ligue de l’Enseignement, Jeunesse au plein air La Maison des Enseignants ILGA-Europe (International Lesbian and Gay Association)

Associations LGBT intervenant en milieu scolaire :
Couleurs Gaies, centre LGBT de Moselle, David et Jonathan, Moules frites, fédération nationale des associations de jeunes et étudiant-e-s LGBT, MAG Jeunes Gais et Lesbiennes, Cœur en cours, SOS Homophobie, ASB (Association du Syndrome de Benjamin), Superficial-Caeglif (Collectif des associations étudiantes gaies et lesbiennes d'Île de France), APGL (Associations des Parents et futurs parents Gais et Lesbiens), DJ (David et Jonathan)

L'agenda d'HES

Réunions des commissions :

Familles : mardi 6 juillet (contact)
Trans : jeudi 1er juillet (contact)
Asile-séjour : jeudi 1er juillet (contact)

Marche des Fiertés 2004 :

Samedi 26 juin : place Denfert-Rochereau

Rendez-vous pour la mise en place du char d'HES
à 10 heures, vers le 84, boulevard Blanqui, métro Glacière ou Corvisart

Repas convivial :

Mercredi 7 juillet, à partir de 20h30

au Petit Keller

13 bis rue Keller, Paris 11

Réservation auprès de la Secrétaire

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Fax et boîte vocale :

01 53 01 28 36

Adresse postale :

c/o AGECA
177 rue de Charonne
75011 Paris

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Sites internet :

Le Bureau d'HES

Président : Alexandre CARELLE
Trésorier : Laurent CHENO
Secrétaire : Manuela DELAHAYE
Commission Trans : Natacha TAURISSON
Commission Europe : Gilles BON-MAURY
Commission Familles : Bruno ZILBERG
Commission Femmes : Catherine HEURTEBISE
Commission Asile-Séjour : Jean-Marie PIERRA

Coordinateur aux associations locales : Patrick BADARD
Coordinateur aux élus locaux : Dylan BOUTIFLAT

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